Ciné-Débat

 

vendredi 12 octobre 2012 à 20h30

salle des fêtes de SAINT-SERNIN s/ RANCE

autour de  

«Water makes money»

comment les multinationales transforment l'eau en argent

un film de Leslie Franck & Herdolor Lorentz

 

Cette projection veut accompagner la nécessaire réflexion

que chacun doit engager

concernant la protection du bien commun qu'est l'eau.

 

 

  • Thématique du film :

 

Les groupes français Veolia et Suez sont les leaders incontestés du marché mondial de l’eau privatisée. Présents sur tous les continents, ils constituent un oligopole qui pèse sur toute la surface du globe. Water Makes Money retrace le processus qui a conduit à l’abandon des régies publiques, encouragé par «le droit d’entrée». Ces mariages d’intérêt ne sont pas restés sans conséquences pour les usagers : factures en constante augmentation, canalisations non entretenues…

En France, mais aussi en Allemagne, au Kenya ou au Guatemala, par la voix d’experts, d’élus locaux et de représentants d’associations de consommateurs, Water Makes Money alerte sur les dangers liés à l’hégémonie de Veolia et Suez.

En éclaircissant les pratiques obscures des grands groupes privés et en montrant l’importance des décisions publiques, le documentaire Water Makes Money cherche à alimenter le nécessaire débat sur la gestion de l’eau, ressource vitale universelle et objet des prochains troubles mondiaux…

 


  • Contexte général et local

La gestion de l'eau est aujourd'hui souvent déléguée à des multinationales. Privatisation, remunicipalisation ?


  

Les pollutions à la source sont nombreuses. Comment pouvons nous faire en sorte d'aller vers une amélioration de la qualité de nos cours d'eau, laquelle est aujourd'hui très dégradée du fait de la présence de nombreuses molécules chimiques et métaux lourds issus des activités industrielles et agricoles, des traitements médicamenteux humains et vétérinaires, mais aussi de nanoparticules qu'on ne sait pas éliminer ?


Dans les régions d'élevage, des taux élevés de nitrates, non digérés par des sols souvent épuisés, entrainent des déséquilibres dans les écosystèmes et la biodiversité s'appauvrit.


Pour se couvrir de tout risque, les élus des communes préfèrent
abandonner les sources qui alimentaient leurs concitoyens pour confier la distribution de l'eau potable aux grands groupes. Ainsi en a -t-il été ces dernières années pour les sources de la Bes (Balaguier) et de la Vaïsse (Saint-Sernin). Du coup, la question des pollutions de ces sources semble moins sensible.

 

  

Alors qu'un nouveau projet d'extention de porcherie industrielle vient d'être soumis à enquête publique à Causse et Diège, dans le nord du département de l'Aveyron, c'est sur ce constat que l'association s'appuie pour tenter de mettre en place, en lien avec le Parc Naturel Régional des Grands Causses, un protocole de surveillance des sources dans la zone impactée par les épandages de lisiers suite à l'autorisation d'extention de l'élevage porcin de la Blancharderie à Balaguier. C'est aussi cela qui a motivé le dépôt d'un recours au tribunal administratif contre l'autorisation préfectorale.

 

En tant que consommateurs, nous sommes tous concernés par ces questions. Comment pouvons agir pour faire évoluer les choses tout en favorisant un développement harmonieux de nos campagnes?

Venez nombreux 

Entrée libre.

 


Projet d'extention d'une porcherie industrielle à Causse et Diège

Communiqué du COLLECTIF D’OPPOSANTS AU PROJET D’ACCROISSEMENT DE LA PORCHERIE DE LA SANGUINETTE, dans la commune de Causse-et-Diège.

Des habitants de Salles-Courbatiès, de Causse-et-Diège, de Foissac et de Naussac, ont décidé de constituer ce qu’il a été convenu d’appeler un “collectif”, afin de manifester éventuellement, ensemble et publiquement, leur opposition au projet d’accroissement de la porcherie de la Sanguinette, dans la commune de Causse-et-Diège.

Des raisons de cette opposition sont exprimées dans la lettre ouverte à madame le préfet de l’Aveyron, publiée à l’adresse web suivante:
http://laviguerie.blogspot.fr/p/dun-projet-daccroissement-dune-porcherie.html
ainsi qu’à cette adresse, plus accessible via une connexion à bas débit:
http://laviguerie.blogspot.fr/p/dun-projet-daccroissement-dune-porcherie.html?m=1

Nous tenons à souligner que l’opposition du collectif est UNIQUEMENT CONTRE LE PROJET, entre autres parce que l’accroissement de la porcherie augmenterait des nuisances actuelles à la qualité de vie d’habitants, et des risques de pollution ponctuelle de l’environnement caussenard, qui n’est pas considéré, d’expérience et au souvenir de paroles d’anciens, comme à même d’épurer l’important volume de déchets que le groupement agricole d’exploitation en commun (GAEC) du Cassan projette d’y épandre.

N’en déplaise à la fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles de l’Aveyron (FDSEA 12), il est très fréquent d’entendre le témoignage d’habitants qui, par la puanteur que dégage la porcherie de la Sanguinette, n’ont d’autre choix que subir son existence, et fuir l’épandage.

C’est pourquoi, sachant L’OPPOSITION DE LA MAJORITÉ DES RIVERAINS (majorité qui compte parmi elle des agriculteurs), le collectif est déçu par les avis favorables au projet, prononcés par les conseils municipaux de Naussac et de Foissac; déçu par l’avis réservé, perçu tel un “oui”, du conseil municipal de Montsalès; déçu par les avis mitigés, dont l’ensemble est aussi perçu comme un “oui”, du conseil municipal de Causse-et-Diège. En revanche, le collectif est pleinement satisfait des avis, nettement défavorables au projet, prononcés par les conseils municipaux de Villeneuve et de Salles-Courbatiès.